04-05-2017

Diner seul : une habitude qui se répand


Le groupe NPD, spécialisé dans les études de marché, a étudié l’augmentation de la fréquentation d’adultes seuls au restaurant. Il s’avère ainsi que 30% des visites sur le marché en 2016 étaient effectuées par des personnes seules. Le nombre de ces consommateurs a augmenté de 9% depuis 2010 et représente aujourd’hui un chiffre d’affaires total de 11 milliards d’euros annuels.
NPD a également analysé la façon de consommer de ces derniers. Le moment privilégié pour se restaurer tout seul reste le matin, avec 50% de clients solitaires, contre 30% lors du déjeuner et seulement 15% pour le diner. Les « solos » représentent 18% des commandes de pizzas, mais la proportion s’élève à 50% dans les boulangeries.
« Tiraillés entre les exigences du travail, les déplacements professionnels et le temps pour soi, les solos n’hésitent plus à sacrifier la sacro-sainte pause repas sur l’autel de la rapidité (36 % des visites en restauration rapide se font seules) ou de la mobilité (70 % d’entre eux prennent un repas à emporter) afin de vaquer à d’autres occupations à ce moment de la journée », explique Maria Bertoch, experte industrie Foodservice de the NPD Group . « Le déjeuner en solo en restauration à table est habituellement compromis par le manque de rapidité du service. Une solution s’offre aux restaurateurs : proposer moins de plats, mais garantir un service en 15 ou 30 minutes en fonction du choix. Pour la restauration rapide, le succès des plats solos réside dans la flexibilité des menus, les options interchangeables et éventuellement de plus petites portions. La déstructuration des repas rapides impose de nouvelles règles du jeu ».
Avec cette tendance au repas solitaire qui progresse, la France se rapproche de ses voisins comme la Grande-Bretagne, où la fréquentation des adultes seuls a progressé de 10 % sur 6 ans. L’Espagne se démarque, car les clients isolés ne représentent que 18 % des visites du marché, contre 30 % dans les autres pays européens (Allemagne, Italie, France, Angleterre).
Le groupe a tenu à préciser que dans cette étude, la restauration commerciale incluait : la restauration avec service à table (cafés, bars, brasseries, restauration à thème et non thématique) ; la restauration rapide (fastfoods, vente à emporter, livrée, sandwicheries, boulangeries, traiteurs, GMS, cafétérias) ; et la restauration dans les transports et lieux de loisirs (musées, parcs d’attractions).


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